Il est 20:35. Tu me manques. Je noie le chagrin que me cause ton absence dans une grosse part de ton gâteau au chocolat et m'en régale d'autant plus que je sais que c'est toi qui l'a préparé. Tu me manques. Je parle un peu avec N. et A. et les apprécie d'autant plus que je sais qu'ils sont tes amis. Tu me manques. Je m'allonge sur le lit et verse d'autant plus de larmes que je sais qu'il a été fait par tes soins. Tu me manques. Je regarde ce couple sur ces petites photos d'identité en noir et blanc et les trouve d'autant plus beaux que je sais que c'est Nous qui le formons. Tu me manques. Je tape ces lignes et me noie d'autant plus dans ce flot de paroles que je sais que c'est à toi qu'elles sont destinées. Tu me manques. J'erre dans l'appartement, tous les sens en alerte, en quête de la moindre poussière, du moindre détail négligé, de la moindre trace de ta présence passée.